Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les differences hommes-femmes !
May 26th, 2008La plupart du temps mes clientes s’interrogent et m’interrogent et les mêmes questions reviennent “Mais pourquoi il ne m’appelle pas? Mais pourquoi il reste silencieux ? Mais pourquoi il ne s’engage pas ? pourquoi il me laisse sans nouvelles ? Pourquoi il prefère passer du temps avec ses copains , etc…
J’ai donc décidé d’écrire une chronique sur les differences hommes-femmes et de vous donner quelques titres de livres qui vous donneront peut être le mode d’emploi…
“Lorsque plusieurs femmes sont réunies, celles-ci parlent généralement de leur vécu et surtout de leur vécu intime et relationnel, parfois professionnel. Les femmes échangent leurs états d’âme et elles le font souvent en même temps
Lorsque plusieurs hommes discutent ensemble, ceux-ci parlent généralement de ce qu’ils ont fait et de leurs prouesses et ils vont volontiers dans la competition et la surenchère. en effet, il n’est pas rare de les entendre dire: . « Ce n’est rien ça ; si tu m’avais vu l’autre jour… Et de parler du plus gros gibier tué, des performances de leur nouvelle voiture, de la victoire de leur équipe grâce à leur but, du coup d’argent qu’ils viennent de réaliser, des charmes de leur dernière conquête, de la façon dont ils dirigeraient le monde… Les hommes se comparent les uns les autres. Et ils semblent grandement apprécier cette façon de communiquer entre eux.
C’est lorsque la femme veut échanger avec l’homme qui adore argumenter que les choses se compliquent, que les difficultés de communication commencent à surgir et que se creuse un fossé d’incompréhension.
En effet,l’homme et la femme sont égaux et… presque semblables!
Ces différences homme – femme, bien que minimes sont toujours présentes, partout, tout le temps, et apparaissent lorsqu’ils s’y attendent le moins. Même en le sachant, il n’est pas toujours facile de percevoir ces différences et, surtout, de les transcender. Dans toute conversation homme – femme, le malentendu n’attend qu’une étincelle pour surgir, le conflit se cache derrière chaque mot, chaque intonation.
C’est ainsi que les amoureux ou amants sont souvent assis sur des caisses de dynamite , que les parents sont sous tension constante lorsqu’il s’agit de l’education des enfants et que dans le milieu professionnel les collègues hommes femmes s’épient et s’observent l’un l’autre …
La première source de cette différence réside dans notre nature humaine et dans notre code génétique . N’oublions pas pour mémoire, que tous les êtres humains partagent vingt-trois paires de chromosomes. Vingt-deux paires sont identiques ; une seule, la paire sexuelle, est différente. Le code génétique de la femme est constitué de deux X, celui de l’homme d’un X et d’un Y.
La seconde source elementaire de nos différences réside aussi dans nos millions d’années d’évolution.
Si nous faisons un bond dans le passé à l’époque des cavernes, que se passe t’il?
“L’homme est toujours à la chasse, sur ses gardes, concentré sur sa survie physique et celle des siens, déployant son ingéniosité à traquer ses proies, en silence, se coupant de ses sensations pour résister au froid, à la chaleur et à l’inconfort, ravalant ses peurs d’être dévoré par les autres prédateurs, devant se repérer pour ne pas se perdre, stimulant avec les autres hommes son esprit de combativité, scrutant l’horizon, développant ainsi sa force physique et ses réflexes… Tout ça, ça conditionne un homme et ça s’inscrit dans sa nature.”
“La femme souvent enceinte, vivant dans la caverne avec les autres femmes et enfants, devant apprendre à cohabiter dans un espace restreint, anticipant tout danger potentiel, surveillant le feu, nourrissant ses enfants à même ses réserves corporelles, attendant les chasseurs pour refaire ses forces, paniquant au moindre bruit suspect, cueillant tout ce qui est comestible, goûtant à tout, se réconfortant l’une l’autre, attendant impatiemment le retour de l’homme, développant ainsi sa force émotive et ses sens… Tout ça, ça conditionne une femme et ça s’inscrit dans sa nature.”
Nos conditions de vie ont certes grandement évolué depuis vingt mille ans, moment où nous sommes passés du nomadisme à la sédentarité, Mais, pour la plupart d’entre-nous, nous réagissons encore par des atavismes datant de l’âge des cavernes.Ces cavernes ont été remplacées par des maisons, mais nos comportements ont peu évolué. On ne change pas l’hérédité humaine (son code génétique et son code ADN) comme ça!
Nos différences sexuelles prennent aussi leur source dans la sexualisation du cerveau, laquelle s’effectue avant même la naissance des petits humains.
Le cerveau des garçons est imprégné de testostérone, celui des filles d’œstrogène. Cette sexualisation hormonale est confirmée à l’adolescence lors de la poussée pubertaire. Il serait peut-être exagéré de dire que tous nos comportements masculins ou féminins adultes sont prédéterminés, mais on peut certes croire qu’ils sont canalisés dans une certaine direction.
Il n’y a aucun doute, non plus, que ces différences puissent être conditionnées culturellement.
Quel est l’intérêt de connaître et d’accepter ces différences même si, nous le répétons, l’homme et la femme sont plus semblables que différents ?
“L’homme ne vient pas de Mars et la femme de Vénus, les deux sont terriens. À quoi peuvent bien nous servir la reconnaissance et l’acceptation de ces différences ?
Saviez-vous que le Marocain rote après le repas pour manifester son appréciation, que le Japonais laisse toujours de la nourriture dans son assiette, que pour l’Espagnol le mot mañana ne veut pas réellement dire demain, mais plutôt « pas maintenant », que pour le Portugais le pouce levé a la même signification que le majeur levé, que le Grec soupe (le Français dîne) très tard…
L’ignorance de ces subtilités peut occasionner des incompréhensions et même des conflits.
Alors, si la connaissance de différences culturelles permet d’entretenir des rapports de bon voisinage, la connaissance et surtout l’acceptation des différences sexuelles pourrait peut-être faciliter l’harmonie conjugale et professionnelle, puisque maintenant les femmes travaillent aussi à l’extérieur.”
Par exemple, les femmes pourraient cesser de croire que l’homme veut toujours tout contrôler ou avoir le dernier mot si elles se rendaient compte que l’homme veut tout simplement savoir qui dirige la situation à ce moment-ci, afin de mieux utiliser son temps et son énergie : prendre le leadership ou se mettre au service de l’autre. Les hommes pourraient cesser de croire que les femmes compliquent tout ou critiquent tout le temps s’ils comprenaient vraiment que la femme recherche a la fois relation, communication, collaboration et intensité et que c’est pour cela qu’elle veut savoir ce qu’il veut ou ce qu’il ressent et qu’elle lui exprime ses états d’âme.
Les hommes et les femmes, contrairement à leur croyance, ne parlent pas du tout le même langage, même s’ils utilisent la même langue. Et pourtant les thérapeutes les convainquent que la communication est nécessaire au bonheur conjugal. Les hommes et les femmes se parlent et tentent de communiquer, mais le problème est qu’ils ne se comprennent pas parce qu’ils ne disent pas et n’entendent pas la même chose.
« Je t’aime ! » dit l’homme. « Moi aussi. » répond la femme.
Ont-ils vraiment dit la même chose ? Ont-ils vraiment exprimé le même sentiment ? Le même désir ? Si oui, pourquoi, alors que l’homme commence à la caresser, la femme réagit-elle en disant « Est-ce moi que tu aimes ou seulement mon corps ? ».
Autre exemple:
“On sait que 80 % des demandes de conversation dans un couple sont le fait des femmes, que 80 % des dépendants émotifs sont en fait des dépendantes émotives, que 80 % des parents qui s’investissent à fond dans l’éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20 % des hommes. Alors que 80 % des hommes préfèrent aimer en silence, que 80 % de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s’investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels… on retrouve aussi un certain pourcentage de femmes qui manifestent ces tendances. “
Les hommes et les femmes, quoiqu’on en dise, sont désespérément différents dans certains aspects de leur être. Et c’est tant mieux!
Nous pouvons ainsi éprouver du désir pour la différence et nous compléter grâce à ces différences. Non pas dans le sens que chaque être humain ne constitue qu’une moitié et qu’il doive nécessairement trouver son autre moitié (son âme sœur disent plusieurs) pour exister totalement et être finalement heureux. Non, parce que les recherches démontrent que les couples heureux sont formés par deux êtres autonomes, responsables d’eux-mêmes, libres et heureux (qu’ils vivent seuls ou en couple). Chaque être humain est une totalité en soi, et il ne faut absolument pas oublier cela et l’intégrer pour vivre mieux.
Il serait absurde de chercher chez l’autre sa propre image , l’autre ne doit pas être un miroir, pas plus qu’une projection de soi-même.
Le féminisme, bien que légitime dans ses revendications, a tout faux lorsqu’il s’agit de différences.
Ou bien, il minimise ces différences pour nous faire croire que les femmes peuvent faire autant, sinon mieux que les hommes. Ou bien, il accentue ces différences pour nous faire croire que les hommes sont le côté sombre de l’humanité et les femmes, le côté lumineux!
Pendant des millions d’années, personne n’a mis en doute les rôles sexuels différents des hommes et des femmes.
Puis, survint la psychologie culturaliste autour des années 50 qui, suite aux découvertes de la psychologie behaviorale, affirma que tout était une question de conditionnement et que l’être humain était malléable. Le féminisme en a fait son cheval de bataille.
Il s’agit de donner à l’enfant la bonne stimulation pour en faire ce que l’on veut. Des poupées aux petits garçons, des camions aux petites filles, et le tour est joué, une nouvelle race d’humain apparaît.
Force nous est, aujourd’hui, de reconnaître les erreurs de ce paradigme (modélisation des choses) : les hommes et les femmes ont des limites aux changements qu’ils peuvent subir. Les hommes ne peuvent apprendre à « materner » leurs enfants, tout comme les femmes ne peuvent devenir les modèles d’identification des garçons, sous peine de sévère conflit d’identité de ceux-ci. Les pères ne peuvent que « paterner » et les mères servir de modèle d’identification à leurs filles. Seul le semblable peut confirmer le semblable!”
De plus, comme le dit Joe Tanenbaum :
« L’homme et la femme confondent constamment égalité et similarité. Pour la femme être traitée en égale par l’homme signifie être traitée par lui de la même façon qu’elle le serait par une autre femme. Mais lorsque les hommes traitent vraiment les femmes en égales, elles se sentent insultées, car elle ne veulent pas être traitées de la même façon qu’un homme en traiterait un autre. “
En espérant que ces informations puissent faire disparaître la grande confusion existant autour de l’identité sexuelle, féminine ou masculine, permettant ainsi une meilleure harmonie dans vos foyers, je cloturerai cette chronique en vous donnant quelques titres de livres à compulser sur le sujet :
Pour en savoir davantage sur les différences homme-femme
Dallaire, Yvon,
- Moi aussi… Moi… plus, 1 001 différences homme-femme,
- Homme et fier de l’être,
- Chéri, Parle-Moi… Dix règles pour faire parler un homme ?
- S’aimer longtemps ? L’homme et la femme peuvent-ils vivre ensemble ?
DeAngelis, Barbara, Les secrets sur les hommes que toute femme devrait savoir,
Fisher, Hélène, Histoire naturelle de l’amour, Instinct sexuel et comportement amoureux à travers les âges, Éd. Robert Laffont,
Gray, John, L’homme vient de Mars, la femme vient de Vénus
Tanenbaum, Joe, Découvrir nos différences entre l’homme et la femme
Tannen, Déborah Décidément, tu ne me comprends pas, ou Comment surmonter les malentendus entre hommes et femmesI Éd. Robert Laffont